samedi 25 février 2017

LE LECTEUR DE CADAVRES — GARRIDO ANTONIO — 5+/5


« Il se promit alors qu’il ne serait jamais aussi indigne, aussi faux et aussi infâme que lui. »


Roman / Policier

Livre de Poche 2015 / 2011 Espagne

719 pages

RÉSUMÉ :
Inspiré d’un personnage réel, Le lecteur de cadavres nous plonge dans la Chine Impériale du XIIe siècle et nous relate l’extraordinaire histoire de Ci Song, un jeune garçon d’origine modeste sur lequel le destin semble s’acharner. Après la mort de ses parents, l’incendie de sa maison et l’arrestation de son frère, il est contraint de fuir son village avec sa petite sœur malade. Ci se retrouve dans les quartiers populaires de Lin’an, la capitale de l’Empire, où la vie ne vaut pas grand-chose. Il devient un des meilleurs fossoyeurs des « champs de la mort », puis, grâce à son formidable talent pour expliquer les causes d’un décès, il est accepté à la prestigieuse Académie Ming. L’écho de ses exploits parvient aux oreilles de l’Empereur. Celui-ci le convoque pour enquêter sur une série d’assassinats qui menacent la paix impériale. S’il réussit, il entrera au sein du Conseil du Châtiment, s’il échoue : c’est la mort.

COMMENTAIRE :

Le récit ne se passe que sur quelques mois, mais le personnage principal est un vrai poissard, on est vite entrainé par le rythme infernal, on veut absolument savoir si cette fois-ci il va pouvoir s’en sortir ou si la situation va empirer. La réponse est non, c’est de pire en pire, bien qu’il y a une lueur d’espoir quand même, quand il intègre enfin l’université Ming.
Après ça on tombe sur un univers de jalousie, d’intrigues de cours, de manipulations… seul le directeur de l’université croit en lui et est honnête, encore que l’on apprenne plus tard pendant le procès de Cì qu’il en est amoureux.
Lors de l’enquête sur les meurtres au sein du palais, l’auteur c’est permis d’intégrer différents objets et techniques inventés lors de cette période historique. L’arme du crime est ainsi un pistolet ; Cì garde aussi une main dans une boîte réfrigérée…
L’enquête est bien décrite, on suit le cheminement de pensée et les investigations de Cì. Sa conclusion est juste terrible pour le personnage, rien ne lui est épargné dans ce livre.
On découvre aussi le large panel des châtiments corporels infligés lors des procès tout au long du récit.
A la fin, Cì peut enfin se plonger dans ces études, et il en ressortira la rédaction du traité de médecine légale le plus complet et diversifié même pour notre époque.

En fin de tome on peut trouver de nombreuses explications sur la rédaction du roman ainsi qu’une biographie de Cì et un glossaire.
On y apprend que les informations connues sur la vie Cì n’étaient pas suffisantes pour faire une biographie classique, contrairement à ces traités de médecine légale. C’est donc pour cela que l’auteur c’est plutôt dirigé vers une biographie romancée.
Il aborde aussi les problèmes de retranscription des noms propres asiatiques, et autres aperçus sympathiques sur les problématiques rencontrées par les auteurs.

Le style est fluide, l’histoire prenante, l’enquête aussi, l’ambiance nous plonge dans une époque historique chinoise pas forcement connu de ce coté du continent. Je recommande chaudement, très belle découverte.

PORTRAIT-CHINOIS :

*   Chiffre : 12ème siècle en chine, sous la dynastie Song.
*   Couleur : noir est le purgatoire qu’est la vie de notre héro.
*   Mot : trahison est le maître mot qui guide les aventures de Cì, seules les preuves sont honnêtes.
*   Objet : bâton en tige de bambou lisse qui sert pour les différents jugements.
*   Personnage : dont on découvre la biographie romancée. Rédacteur du premier traité de médecine légale.

GRIBOUILLDOLIE :
Petit souci technique pour mon criquet de bibliothèque, je n’ai que sa version finale.


 Après

A CONTRARIO :

Les visionneurs du vivant


Il n’y a qu’une façon de vivre
@++
nono

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